Scandaleux ! Quand un élu de la République fait la promotion d’AirBnb pour faire des économies

09/11/2017 Général

Le GNI réagit vivement aux propos de Thierry Solère tenus mardi 7 novembre, dans les 4 vérités sur France 2. Le Député de Boulogne-Billancourt parlant du logement temporaire à Paris des députés venant de toute la France et des départements d’outre-mer a vanté les économies à réaliser en les logeant dans les meublés proposés par les plateformes type Airbnb plutôt qu’à l’hôtel ou dans les bureaux chambres de l’Assemblée Nationale. La réaction des professionnels de l’hôtellerie choqués ne se fait donc pas attendre.

Pour Didier Chenet, président du GNI, ”ces propos sont totalement déplacés. C’est tout simplement scandaleux qu’un élu de la République encourage le recours aux services d’une société telle qu’Airbnb qui fait de l’optimisation fiscale et ne pait quasiment aucun impôt sur ses bénéfices réalisés en France. Une société dont nombre de ces loueurs ne paient également aucune charge, aucune taxe, aucun impôt quand, dans le même temps, les hôteliers indépendants s’en acquittent et respectent toutes les obligations et toutes les normes comme l’accessibilité, la sécurité.

Oui m. SOLERE il est vrai que quand on ne paie pas toutes ces charges on est moins cher et on peut détourner la clientèle de ceux qui sont respectueux de la loi. Mais où sont les économies réalisées par les contribuables et l’Etat quand l’ensemble de système de solidarité et de répartition national est mis à sac par de telles pratiques ?

 Il y a 78 000 meublés rien qu’à Paris, pour beaucoup concentrés dans les mains de quelques propriétaires qui louent plusieurs appartements de manière industrielle. Aussi avant d’y loger nos parlementaires, m. SOLERE, il est surtout urgent d’endiguer les conséquences néfastes directes et indirectes de ces meublés illégaux. Flambée des loyers, pénurie de logements en location classique pour nos concitoyens, nos salariés ou bien encore nos étudiants, absence de garantie de sécurité pour le consommateur, absence de contribution à notre système social, la liste est longue mais non exhaustive !

Aussi, au lieu de stigmatiser nos hôteliers et d’arguer que ”l’hôtel c’est très cher à Paris”, il vaudrait mieux monsieur le Député  travailler à ce que ces hébergements sortent de la clandestinité, se déclarent, respectent la Loi et payent des impôts…les rentrées d’argent seront bien plus importantes que les quelques pseudo-économies évoquées pour le logement des parlementaires.”